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Le Réseau évangélique souligne la diversité des évangéliques et déplore l’absence de nos représentants à Tout le monde en parle
Montréal, le 12 octobre 2026 — À la suite de la diffusion du documentaire Faites du bruit pour Jésus et de sa présentation à Tout le monde en parle, le Réseau évangélique du Québec se réjouit de voir la quête de sens et l’intérêt pour la foi chrétienne chez les jeunes générations faire l’objet d’une discussion publique. Ce sujet mérite d’être abordé avec ouverture, nuance et curiosité.
Selon une étude québécoise réalisée en 2026 par le Groupe Angus Reid, en partenariat avec Alpha Canada et Message Canada, 61,8 % des 18 à 34 ans sont ouverts à discuter de la foi chrétienne, contre 47,5 % des 55 ans et plus. Malgré une désaffiliation religieuse plus marquée, les jeunes manifestent une réelle curiosité pour le christianisme, ce dont le Réseau évangélique se réjouit. Les résultats complets devraient être publiés d’ici la fin de la semaine.
Centré sur la jeunesse et les influenceurs, le documentaire donne à voir certains visages d’un mouvement diversifié. Il ne prétend toutefois pas présenter l’ensemble des communautés évangéliques, leurs convictions ou leur engagement quotidien dans la société québécoise. Les évangéliques du Québec appartiennent à différentes traditions et sensibilités théologiques. Le regain d’intérêt pour la foi chrétienne mérite aussi d’être considéré dans un contexte plus large, qui touche notamment les milieux catholiques.
Le Réseau évangélique salue le travail de Clément Hamelin, Xavier Havitov, Sarah Bussière et de toute l’équipe de Faites du bruit pour Jésus. Nous les remercions d’avoir ouvert la porte à une discussion nécessaire sur le fait évangélique au Québec.
Pour un dialogue public plus représentatif
Le Réseau évangélique regrette qu’aucun représentant reconnu des principaux regroupements évangéliques n’ait été invité à prendre part à la discussion à Tout le monde en parle. Sans remettre en question la parole des personnes présentes, il aurait été souhaitable d’entendre également des responsables mandatés par les communautés concernées.
Cette couverture médiatique offre une occasion précieuse de mieux comprendre les questions spirituelles que se posent les jeunes Québécois. Elle rappelle aussi l’importance de distinguer les témoignages individuels de la représentation d’un mouvement religieux dans toute sa diversité.
Le Réseau évangélique du Québec demeure disponible pour contribuer à ces échanges dans un esprit d’ouverture, de transparence et de respect.
Pour des commentaires ou des entrevues :
M. Corentin Messina
Directeur des communications et des relations publiques
(819) 581-7070
c.messina@reseauevangeliquequebec.org
Le jugement rappelle qu’une ministre ne peut intervenir sans fondement légal pour faire résilier un contrat en raison de ses convictions personnelles.
Montréal, le 3 août 2026 — Le Réseau évangélique du Québec accueille favorablement le jugement rendu par la Cour supérieure dans l’affaire opposant Harvest Ministries International à la Société du Centre des congrès de Québec et à Mme Caroline Proulx, alors ministre du Tourisme. Le Tribunal conclut que la résiliation du contrat de location était fautive et que l’intervention de Mme Proulx a porté intentionnellement atteinte à la liberté d’expression de l’organisation. Pour le Réseau, cette décision rappelle que nul n’est au-dessus de la loi et constitue une victoire pour la liberté d’expression de tous.
En 2023, Harvest Ministries International avait conclu une entente pour tenir un rassemblement chrétien au Centre des congrès de Québec. Après avoir pris connaissance des positions de l’organisation, notamment sur l’avortement, Mme Proulx est intervenue auprès de la Société afin que le contrat soit résilié, sans qu’aucune disposition législative ou réglementaire ne lui confère ce pouvoir. L’événement avait finalement dû être relocalisé.
Cette intervention apparaît d’autant plus préoccupante que le Centre des congrès est un lieu de location ouvert à des organisations aux convictions religieuses, sociales et politiques variées. L’enjeu n’était donc pas la présence d’un message engagé, mais le fait qu’une ministre ait choisi de sanctionner une opinion particulière qu’elle désapprouvait.
Le Tribunal conclut que la résiliation du contrat de location était fautive et qu’elle a porté atteinte à la liberté d’expression de l’organisation. Mme Proulx est également condamnée personnellement à assumer 60 636,92 $ au total, soit 30 636,92 $ en dommages compensatoires et 30 000 $ en dommages punitifs. À cette somme s’ajoutent les intérêts et l’indemnité additionnelle prévus par la loi.
« Ce jugement rappelle un principe essentiel : nul n’est au-dessus de la loi. L’État ne peut décider quelles convictions ont le droit d’être exprimées dans un lieu public en fonction des préférences personnelles de ses dirigeants. » - Corentin Messina, directeur des communications et des relations publiques du Réseau évangélique du Québec
Le Réseau évangélique du Québec souhaite apporter une précision quant à la présentation médiatique de l’affaire. Si Harvest Ministries International défend des positions pro-vie, le Tribunal précise que l’événement visait principalement la prière, le pardon et la réconciliation. Le qualifier uniquement d’« événement antiavortement » met l’accent sur un aspect particulier et peut donner une image incomplète de sa nature, révélant un certain biais dans le traitement journalistique de l’affaire.
Cette décision de la Cour supérieure survient quelques semaines avant l’entrée en vigueur, le 1er septembre 2026, de l’article 10.2 de la Loi sur la laïcité de l’État. Cette disposition permettra expressément la pratique religieuse dans les locaux du Centre des congrès de Québec, du Palais des congrès de Montréal et du Parc olympique, à condition que l’activité ne soit pas financée par l’État, que les locataires soient traités équitablement et que la pratique religieuse ne constitue pas l’usage prédominant de l’immeuble.
Le Réseau évangélique du Québec voit dans ce jugement et cette clarification législative un rappel nécessaire : la neutralité de l’État exige un traitement équitable des citoyens, croyants ou non.
Ce jugement constitue une victoire pour la liberté d’expression de tous
Pour des commentaires ou des entrevues :
M. Corentin Messina
Directeur des communications et des relations publiques
(819) 581-7070
c.messina@reseauevangeliquequebec.org